Parfois je suis la caricature de moi-même. Ou de celle que les autres pensent que je suis. Partiellement. Originairement. Je cherche dans ces traits grossiers ce qui peuvent m'appartenir, ce qui peuvent me rassembler. Mais je m'y perds. Souvent. Dans les lignes. Je perds et je gagne. Dans les grandes lignes. Sont peu ceux qui me parviennent à me lire. Encore moins ceux qui savent où me trouver. Et pourtant c'est entre deux eaux que je m'y trouve. On nage, on pagaye et parfois on se noie. Seule, entre les rives, trop près pour m'égarer, trop loin pour choisir, j'y reste. À l'entre-deux. À ma place. Là où j'ai appris à vivre.
Another 365 Days To Come
"Bonne année !". 365 jours sont passés depuis que j'ai prononcé ces mots au Mont des Arts, la tête levée vers le ciel enfumé des feux d'artifice. Et 2010 a débuté ses comptes à rebours à cet instant. Je n'attendais rien de cette année. Pas de projet, pas de résolution, ni aucune aspiration. Il ne fallait rien espérer de toute façon. C'était toujours pareil depuis quatre ans. Non, je m'y attendais à rien. De peur d'être déçue. Et pourtant... "C'est quand on s'y attend le moins que ça arrive". Le voyage en Chine. Des rencontres, des découvertes inattendues, un éveil brusque. Une rupture. Tant espérée, tant libératrice. Chaumont. Le jury de fin d'année. Une distinction payée par des nuits blanches successives. Des vacances d'été bien méritées. Festival. Des projets rêvés et réalisés, des petits voyages par ci par là, et encore des rencontres. Luxembourg. Marseille. Elle(s) et moi, elle et lui, lui et moi. La rentrée. L'Allemagne. Paris. Et encore des rencontres. Un appartement à moi toute seule. À nous deux. À nous trois. À nous quatre. Des disputes. Pour mieux nous retrouver, pour mieux nous connaître. Beaucoup de choses se sont passées en ces 12 derniers mois. Beaucoup de choses ont changé en ces 48 dernières semaines. Au delà de toutes mes espérances, et contre toute attente. Rencontre, libération, et satisfaction. Je crois que ce sont les trois mots clés pour résumer mon 2010. Je n'espère rien de 2011. Juste une chose. D'être aussi libre. Pour aimer et créer sans retenue. Parce que l'on m'avait privée depuis trop longtemps. Parce que plus jamais je ne veux perdre cette liberté.
Je vous souhaite en tout cas à vous tous une très bonne année. On se racontera les 365 jours qu'on aura vécus dans 12 mois ;)
Behind The Curtain



Deep Soul - © copyrights some[wh]air Brussels December 2010
Plus les choses nous sont précieuses, plus on cache davantage. On n'a finalement pas grand chose à conter aux autres. Parce qu'elles nous sont uniques, parce que nous seuls les comprenons. C'est drôle, c'est triste, c'est magique... et parfois tragique. Mais les rideaux sont bien fermés, pas prêts d'être levés. On les préserve, on les nourrit, on les chérit. Et on le sait. C'est derrière ce rideau fermé que nous nous retrouvons.
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Featherlite Protection
Abandonnée dans son cocon brisé, elle n'osait pas faire un pas. Plus rien ne la protégeait, plus rien ne l'enveloppait. Ramassant les débris de sa naissance, elle se cachait tant bien que mal de sa peur. En attendant que le vent la fasse volatiliser… Mais bien qu'il venait souvent pour lui enlever ces angoisses, il ne parvenait finalement qu'à lever le doute encore un peu plus. Mais petit à petit, partie par partie, il parvint à lui débarrasser de ces amas de hantise. Il la guidait toujours. Chacun de ses pas. Jusqu'au jour où elle se rend compte… Qu'elle était toujours protégée. Qu'elle pouvait s'en aller, s'envoler mais revenir déposer ses ailes. Ici où elle a appris à marcher au delà du ciel.
























Featherlite Protection (Natasha) - © copyrights some[wh]air Brussels August 2010
























Featherlite Protection (Natasha) - © copyrights some[wh]air Brussels August 2010
Natasha ou plutôt celle que j'appelle Amazone, est une des filles que je rêvais depuis longtemps la photographier. Lorsque j'avais trouvé cette maison abandonnée dans la campagne, j'ai tout de suite su que je voulais la photographier à cet endroit qui m'offrait cette lumière douce et protectrice. La séance s'est parfaitement déroulée comme je la souhaitais mise à part le fait que mes lunettes ont connu une mort tragique. Je remercierai aussi jamais assez Morgane pour cette séance qui s'est débattu avec les plumes et qui a sué corps et âme pour les faire voler.
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