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Where Innocence is Burned in Flames






Se poser des questions. Et perdre son temps. Attendre le moment opportun. Pour rater l'instant. Étouffer ses envies. Et les regretter après. S'écouter. Se laisser surprendre. Se laisser emporter par le courant des instincts. Que ça me réussit ou pas ? C'est pas vraiment la question en fait. Ça me fait du bien. C'est plutôt ça.

And The Flashlights




© Lauren Rozenberg - Brussels January 2012

À chaque fois que je vois Lauren, c'est toujours la même chose. Et en même temps jamais pareil. Le bordel est toujours là. Ma phrase "désolée pour le bordel" aussi d'ailleurs. La musique tourne dans le vide, derrière nos conversations habituelles sur la photo qui s'étalent sur des heures. La fumée de cigarettes qui s'entasse dans la pièce sans que je ne m'en rends compte. Les appareils photos qui se déclenchent par ci par là. "Attends, tu peux juste enlever ton col roulé ?" "Tu peux mettre quelque chose de noir si tu veux". Tout est comme d'habitude. Et pourtant rien n'est pareil. Des pâtes aux scampis à l'ail. L'amour porté pour le coriandre. Les après-examens. Le mini-instax.  Mais aussi du scottex qui traîne là où il faut pas, les cendriers qu'on n'a pas le droit de vider pour des raisons obscures (compréhensibles que pour certains). La tour Moleskine qui sert à tout sauf à ce qu'elle devrait,  César... Et une nuit à deux. On se prend pas la tête, on partage, on expérimente, on découvre, on s'amuse. Tous les ingrédients nécessaire pour une amitié au delà de la différence des âges !

Nothing Safe


Rien n'est certain, rien n'est immuable. Bouge bouge dans le temps, dans l'espace, dans ton corps. Perds l'équilibre, perds pieds, et tu te perdras dans mes pensées qui changent au fil du temps. Rien n'est certain, rien n'est sûr, tout est flou. Et pourtant tu étais là, j'étais là. À danser les pas de la nuit en apprivoisant le feu de l'obscurité.


Lost in the Light - © copyrights some[wh]air & Eric Bel Brussels September 2011

Lost in the Light

Music

Danse, danse, dans le temps. Laisse tes traces dans la lumière, pour disparaître dans le passé. Joue, joue avec ton corps. Suis le mouvement de l'ombre, pour retrouver ce que tu as perdu. Perdue. Dans mes rêves, dans la mélodie de l'éclair.



Lost in the Light - © copyrights some[wh]air & Eric Bel Brussels September 2011

Il fallait bien s'en douter, avec l'arrivée du studio, j'allais tester des lumières dès que j'aurais du temps. Il fallait bien s'en douter aussi, Eric n'allait plus vivre que sous la lumière artificielle et agressive de mon nouveau jouet. Et il ne se posait même pas la question, il savait pertinemment qu'il allait souvent m'entendre dire "Chouuu, t'as pas envie de m'aider pour un test ?" (les yeux de biche bien évidemment en option). C'était encore à une de ces soirées que j'ai trouvé cette lumière pour laquelle, il faut l'avouer, j'ai eu un énorme coup de cœur. Je me suis utilisée comme cobaye cette fois avec son aide, et surtout avec des "Non cadre plus en haut stp, non, plus à droite, montre, non, je recommence celle-là, attends, vas-y" toutes les cinq secondes qui le rendaient dingue. Après quelques jours de tests avec mon cher et tendre bien (extrêmement) patient, je suis arrivée à plusieurs résultats plus qu'intéressants. De multiples possibilités encore à expérimenter et de jeux de lumières à réfléchir. Des projets commencent à prendre forme, et une idée d'une très longue série s'installe. À voir, à suivre, que sais-je !

Un après-midi de juin




Un après-midi de juin - © copyrights Lauren Koda Rozenberg Brussels June 2011

Parler de photos, des projets, des coups de cœur. Me retrouver de l'autre côté de l'appareil photo, me sentir un peu crispée, fumer et surtout faire n'importe quoi. Bouger les meubles, sortir des vêtements de la valise "séances photos" et trouver quelque chose qui pourrait lui plaire. Chercher des accessoires, parler en même de photo encore et encore, fumer encore et encore. Regarder, trouver une clé USB, la lui donner, en même temps qu'un sourire. Manger, boire, parler. Montrer, demander des avis, allumer encore une cigarette, et rêver des projets. C'est toujours comme ça que les après-midi avec Lauren se passent. Et je ne m'en lasse jamais. Parce qu'elle est tout juste adorable, parce qu'on est toutes les deux passionnée de la photo, parce qu'elle est une des rares personnes qui parvient à faire des photos de moi que j'aime. On se revoit en août ma belle !

Remember

Le froid continue à pénétrer dans la chambre. Comme s'il voulait me rappeler qu'il est encore là. Je l'observe à travers la fenêtre, mais je ne vois que le reflet de mes pensées perdues dans les souvenirs. Je me mets à nue sous le regard indifférent de ma sosie. Tu n'es pas celle que tu montres. Souviens-toi. Tu peux enlever ce masque mais jamais cette peau qui t'y colle pour te protéger...






 Remember - © copyrights Lauren Rozenberg Brussels March 2011

Lauren est une jeune photographe que j'ai rencontrée fin de l'été dernier lors d'une séance photo où je jouais la modèle. Elle m'a photographiée dans son studio, et le courant est très vite passé entre elle et moi dès les premières minutes de notre premier jour de rencontre. Depuis, on se voit régulièrement, dans mon appartement, à discuter photo, photo et... à faire des photos jusqu'à oublier les heures. C'est extrêmement rare que je me plais sur les photos vu le nombre de complexes que j'ai accumulés depuis vingt-sept ans, mais Lauren est une des rares personnes qui parvient à me capturer au delà de ce que je peux espérer. Dotée d'une maturité peu commune pour son jeune âge,  que ce soit au niveau artistique ou personnel, Lauren est une photographe que je respecte énormément. C'est aussi une des rares amies avec qui je partage réellement la même passion et dont je suis certaine que je ne vais pas la saoûler ni la faire fuir parce que je parle de photo constamment. Je ne comprendrai jamais comment j'arrive à l'inspirer à chaque fois que l'on se voie mais en tout cas c'est toujours un réel plaisir de poser pour une demoiselle qui me sublime à chaque fois!

Smoking Twenty-Seven

Smoking Twenty-Seven (Sachie N.) - © Eric Bel copyrights Brussels February 2011

Les années se consument, et je continue à consommer la vie. Les cadeaux de nos rêves s'envolent avec les rêves d'enfant qu'on oublie un matin où on se réveille trop brutalement. On ne fait plus que rire et courir, on regarde autour de nous. Si on est seul ou non. Ensuite les chiffres comptaient, les dates n'étaient plus le sujet, et les nombres à retenir étaient bien nombreux. On boit, on gueule, on pleure sans savoir pourquoi, on se réveille avec des vagues souvenirs qu'on ne se rappellera plus jamais. On change, on apprend, on grandit. Paraît-il. Et on ne crie plus, mais on sourit. On s'arrête. On regarde. Derrière, devant, et surtout, autour de soi. Qui est là. Qui on veut. Et ils étaient tous là. Chacun à leur façon. Sous son regard, j'ai soufflé mes vœux. Sans artifice, sans politesse, sans décalage. C'est rare. Que l'image se coïncide. La réalité n'avait pas besoin de s'échapper des hypothèses. Elle était là. Juste entre le présent et le futur qui venait en plein visage. Et c'est comme ça qu'un chiffre s'est transformé hier. De 26 à 27. 

Between Two




















Between two- © copyrights Eric Bel Brussels September 2010, retouched by some[wh]air

Parfois je suis la caricature de moi-même. Ou de celle que les autres pensent que je suis. Partiellement. Originairement. Je cherche dans ces traits grossiers ce qui peuvent m'appartenir, ce qui peuvent me rassembler. Mais je m'y perds. Souvent. Dans les lignes. Je perds et je gagne. Dans les grandes lignes. Sont peu ceux qui me parviennent à me lire. Encore moins ceux qui savent où me trouver. Et pourtant c'est entre deux eaux que je m'y trouve. On nage, on pagaye et parfois on se noie. Seule, entre les rives, trop près pour m'égarer, trop loin pour choisir, j'y reste. À l'entre-deux. À ma place. Là où j'ai appris à vivre.

My New Eva.M.C Dress

Dotée de deux mains gauches, je suis toujours en admiration face aux personnes qui savent manier ces deux membres sans hésitation et avec habileté. Eva fait partie de ces personnes qui me font réaliser à quel point mes deux mains ne servent strictement à rien. En la voyant jubiler couper dans ses cuissards, je lui ai passé une robe que j'avais acheté à Zara il y a plus de 3 ans et lui disant "Je ne l'ai jamais mise, le décolleté est trop grand et en plus la coupe est trop moche, lâche-toi, si tu peux faire quelque chose avec ce sac à patates, tu m'en verras heureuse". Et voilà qu'elle me l'a transformée en une superbe robe que j'ai bien envie de la mettre pour les fêtes de fin d'année. Avoir une amie styliste dotée d'un très bon goût, c'est tout de même génial. Et en plus, j'ai l'impression d'avoir une nouvelle robe, sans être sortie de chez moi. Encore merci à elle... !








Άταλάντη - © copyrights Eva May Chan Brussels December 2010, retouched by some[wh]air

Photographie & Stylisme Olympien : Eva May Chan.
Modèle & Post-production : Sachie Nagasawa.

No More Protection





In Your Eyes - © copyrights Illchill Brussels September 2010, retouched by some[wh]air

Couper les cheveux. Une fois par an. C'est devenu une rituelle depuis quatre ans. Ces douze longs mois qui partent à la poubelle en quelques coups de ciseaux. Remettre le compte à zéro. Pour couper pont avec les anciens moi(s). Je ne suis plus tirée par mes cheveux vers l'arrière, jusqu'à me faire mal. Débarrassée de ma protection un peu trop encombrante, je me sens légère. De toute manière, je n'ai plus à me couvrir de cette voile mensongère, puisqu'il est là. Pour me protéger, pour me faire sourire.