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Level Up !

Level Up - Projet de mapping pour le bâtiment de St Luc sur la place Morichar.
Une collaboration de Sophie Bortier, Youn Le Goff, Anne-Catherine Vroye et Sachie Nagasawa.


"Alors Sachie ?" "Oui c'est bon j'ai réussi mon année !" Ma deuxième année à Saint-Luc est donc bel et bien finie. Après autant d'heures de sommeil sacrifiées, après autant de crises de nerfs et de craquages, il me fallait au moins une aussi bonne nouvelle que celle d'aujourd'hui. "Félicitations, je te l'avais dit, je le savais", "félicitations, bientôt tu pourras gagner ta vie !", "Félicitations, il faut faire pareil l'année prochaine alors !" Ils ont tous eux des réactions différentes, mais tous avec un sourire. C'est quand on se demande avec qui on a vraiment envie de partager ce genre de nouvelles que l'on prend conscience de leur importance dans sa vie. Encore une année à tenir (en théorie) et je pourrai enfin dire "Game Cleared !" Mais en attendant, je veux moi-même dire et crier "Félicitations" à Eric qui lui, a fini et eu son diplôme cette année. Que sa vie graphique soit longue et remplie de créativité, de rêves et d'audace ! :]

Contemporary Sadness I.

Video Animation - Contemporary Sadness
(Movie & Video Editing - Sachie Nagasawa • Model - Eva M.C. • Stylist - Malorie Fauconnier)








Contemporary Sadness I. - © copyrights some[wh]air Brussels January 2011
(Model : Eva May Chan - Stylist : Malorie Fauconnier)


Contemporary Sadness. C'est le titre que Malorie a donné à sa collection de manteau riche en matières. Quelques temps avant son jury de janvier, elle m'avait demandée de faire les photos pour sa collection. Après avoir visionné une de mes dernières animations, elle a souhaité une animation vidéo en plus de la séance. Toujours prête pour de nouvelles expériences, j'avais accepté le défi. Après plusieurs imprévus et changements, Eva était finalement notre modèle du jour. Malgré la pluie qui s'est invitée toute l'après-midi, la séance s'est passée dans la bonne humeur et une atmosphère plutôt détendue. Les photos finies, la pause clope consumée, on avait enfin commencé à filmer vers 17h, avec le soleil d'hiver qui était pressé de s'absenter. Filmer sans avoir une histoire préconçue, se laisser guider par l'instinct avaient quelque chose de terrifiant et d'excitant à la fois. Entre les "Ouais, là, t'es trop belle !" et les "Vas-y, lâche-toi !" de Malorie et moi, Eva déambulait dans cette maison en ruine, tantôt fumant, tantôt dansant. Le tout terminé, sur le trajet Bruxelles - Luxembourg, Malorie avait directement fait la sélection des photos qu'elle devait imprimer deux jours plus tard. 17 photos retouchées en moins d'une nuit et envoyées, une vidéo montée et bouclée en moins d'une journée et envoyée. Je peux le dire. J'avais relevé le défi haut les mains et même bien plus. (Moi qui suis connue pour ma lenteur légendaire, ce fut un exploit exceptionnel). Les dix milles mercis que Malorie a écrit et prononcé m'ont fait oublier toute la fatigue. De surcroit, la vidéo a été choisie pour être diffusée sur grand écran lors de la défilée de son école. Contemporary Sadness - qui était la première de l'année 2011 - était donc ma première séance où j'ai collaboré avec une styliste, mais aussi ma première animation personnelle. L'année 2011 avait donc plutôt bien débuté photographiquement parlant. Merci donc à Malorie de m'avoir fait confiance, à Eva de son temps et surtout d'avoir supporté (après la neige et le froid dans le garage et j'en passe) la pluie, et à Eric d'avoir été là et d'avoir survécu sur les trajets avec trois filles fêlées à bord. (Je posterai plus tard les photos de la séance proprement dite. :) )

The Four Seasons of Paper

Les quatre saisons du papier (The Four Seasons of Paper)
Montage - Sachie Nagasawa (somewhair)

Pendant une semaine, à chaque fois qu'on me demandait ce que je faisais pour l'école, je répondais "On habille un arbre". C'est alors que je devais me lancer à expliquer qu'on était en "semaine de verticalité". Cet intitulé assez abstrait (qui n'aidait pas plus à mieux comprendre ce que je faisais) est celui qui est donné à un évènement à Saint-Luc où les trois années d'une section se retrouvent mélangées pendant une semaine. Des groupes aléatoirement formés doivent chacun réaliser un projet sur le thème donné, dont celui de cette année était le papier. Notre groupe avait décidé de représenter les quatre saisons avec du papier, le tout autour d'un arbre, avec comme seul outil, bien évidemment, le papier. En deux jours, on avait ainsi fait les quatre saisons, sous un ciel bleu rare en cette période mais dans un froid glacial. Faire des fleurs à partir des mouchoirs, découper les papiers en forme de feuilles, les agrafer, les faire voler, les ramasser, les enlever,... tapisser le sol de papiers, faire un feu pour réchauffer nos mains meurtries, recevoir les commentaires des passants se promenant... Pour une fois, j'avais apprécié chaque moment travaillé en groupe. On avait réalisé un réel projet d'équipe, irréalisable tout seul. 

Pictures © copyrights Kevin Lemarchand Brussels January 2011








 
The Four Seasons of Paper - Pictures © copyrights some[wh]air Brussels January 2011

Every high has a down


Every High Has A Down (illchill) - © copyrights some[wh]air Brussels October 2010

Boire pour oublier. Oublier ce goût amer de remords qu'on a du mal à (r)avaler. Fumer pour apaiser. Apaiser cette colère qui enfume tout le poumon envahi de ces maux maudits. Tirer une latte. Deux lattes. Trois lattes. Pour croire. Croire qu'on vaut mieux que ces crasses qu'on entasse dans notre corps. Se shooter pour fuir. Fuir de cette réalité qui ne vaut pas mieux que ce que le miroir reflète chaque matin et soir. Perdre la tête pour ne plus rien avoir à perdre. Perdre raison pour ne plus avoir raison sur nos désillusions. Hier sera meilleur que demain, demain sera pire qu'hier. Alors on continue. Ces conneries. Pour ne pas remonter. Pour ne plus tomber plus bas. On monte nos doses, on monte dans nos tripes. On descend de notre propre estime, on descend droit aux enfers. Mais les drogues seront là. Pour nous voiler la face. Pour nous permettre de mettre toute la faute sur elles. Elles sont là pour ça. Pour nous détruire à petit feu, pour nous tuer sans douleur. On se ne rappellera plus pourquoi on aura commencé. L'addiction tuera le manque, le manque tuera nos souvenirs, nos principes. Et un jour on oubliera tout. Et on finira par nous oublier nous-même. Oublier même de quoi on est morts.

On reprend tout et on recommence.

"Restarts again... and again..."

J'aime bien revenir au point zéro. De tout reprendre et de tout recommencer à nouveau. Peut-être parce que je sais que ça marche pas comme ça dans la vraie vie. Des pomme zed, ça n'existe pas. Des boutons de restore non plus. On a beau avoir l'impression de tourner en rond, de revenir au même point, la boucle ne se boucle jamais, en fin de compte. Les souvenirs ne sont pas si faciles d'accès que ces archives qui s'entassent un peu partout sur la toile virtuelle. On a plus du mal à oublier certaines pages de notre vie que d'oublier certaines adresses créés un jour d'ennui. Ou à passer à autre chose que de changer à nouveau de plate-forme. On mettra tout ça sur le coup de la fainéantise cette fois. Aucune valeur sentimentale, aucune volonté de marquer une étape dans cette misérable vie virtuelle. Non, je ne veux juste pas (re)payer d'abonnement d'hébergement tant que je ne me déciderai pas à faire un site digne de ce nom. Et je ne veux sûrement pas me (re)torturer la tête avec les feuilles CSS de WordPress pour me rendre compte que finalement, je n'ai pas grand chose à dire sur mon blog. Alors, je ne me prendrai pas la tête cette fois. Je me prends déjà assez la tête comme ça dans ma vie. Il me faut bien un endroit où je ne me fatigue pas. Et ça serait ici. Là où je cacherai mon âme torturée... :)